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Nos créatifs

 

L’association met cet espace à disposition des « créatifs » qui nous proposent poèmes,  contes, dessins, photos avec pour thème l’environnement. 

* Narcisses et violettes (d'après croquis de terrain).

 

Trois textes signés SC :

EAU

L’eau est source de vie.

Quelle affirmation banale !

Toutefois, laissons cette idée s’instiller en nous, pensons à « notre eau », la mienne, la tienne, celle qui compose au moins 65% de notre corps (75% chez les bébés). Cela correspond à 45 litres pour une personne de 70 kilos1, dont 2,5 litres en moyenne sont éliminés chaque jour, renouvelés par la boisson et l’eau des aliments.

Mais que fait donc l’eau dans le corps ? Quelques exemples.

Canalisée, elle est l’élément liquide du sang et de la lymphe chez l’humain et les animaux, des sèves chez les végétaux. Elle transporte entre les organes les minéraux qu’elle dissout ou qu’elle porte, c’est selon, l’oxygène, le gaz carbonique, les déchets, les hormones, les nutriments, le sucre… Pourvoyeuse de nourriture, elle permet les échanges, elle relie, purifie.

Elle hydrate les tissus et permet aux corps de rester souples. Les plantes herbacées n’ont pas de bois ou si peu pour les soutenir. Elles ne peuvent se dresser que grâce à l’eau qui « gonfle » idéalement leurs cellules, comme un château pneumatique se dresse quand il est rempli d’air. C’est la turgescence. Pourtant sans forme, l’eau peut exercer une pression mécanique quand elle est contenue dans un vo­lume aux parois souples, c’est une force. Une plante en manque d’eau se flétrit, une peau se déshy­drate. La cellule végétale qui contient trop d’eau éclate, la plante pourrit. C’est donc une recherche constante d’équilibre permise par l’eau qui se diffuse de cellule en cellule en fonction de la concentra­tion en sels minéraux, c’est le phénomène d’osmose : l’eau est mouvement, elle épouse les formes, elle équilibre.

Elle participe grandement aux réactions chimiques incessantes des cellules, sans quoi la vie ne pourrait être. Elle peut être aidée d’enzymes pour scinder de nombreuses molécules et induire leur transformation, c’est l’hydrolyse. A l’inverse, plusieurs molécules peuvent se rassembler et produiront de l’eau nouvelle, notamment pendant la photosynthèse des plantes vertes : l’eau transforme, trans­mute, se régénère, elle suit le mouvement de la vie.

Par son inertie, elle a un rôle de régulateur thermique. La transpiration des corps, l’évapora­tion des sols et des masses d’eau entrainent une baisse des températures quand il fait chaud. A l’in­verse, ces masses d’eau retiennent plus longtemps la chaleur emmagasinnée qu’un sol sec. Régula­trice, l’eau écrête les extrêmes du climat.

Pour se conserver, la graine se déshydrate, puis elle s’endort. Quand il est temps, l’eau pénètre ses tissus, les gonfle, la graine s’éveille. L’eau est source de vie.

C’est bien ce que nous disions, non ? 

Certains s’intéressent à la mémoire de l’eau et à la forme de ses cristaux selon sa qualité. Que savons-nous de ce que porte l’onde, comme mémoires, comme informations ? C’est sur ce principe que se base l’homéopathie.

Et puis, tout bêtement mais fondamentalement, l’eau lave, le nettoyage à sec n’étant pas idéal. La symbolique de la purification par l’eau vient de si loin…

L’eau est minérale, elle est matière. Comme toute matière, elle est soumise aux cycles de la vie. Depuis sa formation sur Terre, elle est toujours là, passant d’organismes en organismes, purifiée par la terre au passage, régénérée par les plantes vertes. Le verre d’eau que je bois ce matin, par où, par quels innombrables corps a-t-elle circulé au fil des millénaires ?

Au niveau de la Planète elle s’évapore sous forme de gaz, la vapeur d’eau, à partir des océans, lacs et rivières, des sols aussi et de la transpiration des corps. Ses molécules sont alors tellement dis­persées qu’elles sont invisibles, tellement légères qu’elles se laissent entrainer vers l’azur par les cou­rants ascendants. Mais il fait frisquet là-haut. Est-ce pour se réchauffer qu’elles se rapprochent sou­dain les unes des autres, qu’elles se condensent autour de la première poussière venue2 , formant ainsi gouttelettes de plus en plus nombreuses ? De ces myriades naissent les nuages, si beaux, si blancs, puis de plus en plus gris et lourds. N’est-ce pas impressionnant de penser à ces masses d’eau qui voyagent au-dessus de nos têtes, jusqu’à des milliers de tonnes ? 

Le cycle de l’eau

L’humain a changé le cycle de l’eau, rendant celle-ci moins disponible pour tous les êtres vivants. A ce sujet, en rejoignant une clairière l’autre matin, j’ai assisté en toute discrétion à une réunion fortuite, dont je rapporte ici quelques propos.

C’est un beau Canard colvert (et non un col blanc) qui le premier a pris la parole :

« Parmi vous tous, à qui l’Humain a-t-il demandé son avis  pour jeter ces boues infâmes dans la ri­vière ?

– Pas à moi ! dit le saumon,

– pas à moi ! dit le balbuzard pêcheur,

– pas à moi ! disent la libellule, la grenouille, l’utricule,

– pas à moi ! dit l’ours de sa grosse voix,

– pas à moi ! dit l’homme, qui ne faisait que passer, celui qui n’a pas accès à l’eau potable,

Aïe, ça fait beaucoup ! Comment qu’est-ce qu’on pourrait faire ? S’interroge la faune locale excédée.

La Chouette, qui médite toute la journée, bercille des yeux sous le soleil et se lance :

«  Ce faisant, les Humains tirent à une cadence insoutenable l’eau faux-cils, pardon ! l’eau fossile qui a mis des siècles, voire des millénaires à constituer les réserves d’eau dans le ventre de la Terre.

La Fouine qui aime à fureter près des habitation renchérit :

– Je me suis laissée entendre qu’à force de pomper ainsi pour tous leurs usages, entre autres pour les industries minières, l’axe de la Terre s’en est trouvé changé.

– Non ? Répond l’assemblée interloquée.

– Si, si, de peu évidemment, personne n’est encore tombé à la renverse ! Mais quand même !

– Même que je connais la roue, lance le Pigeon bizet en étalant sa queue en démontra­tion. Mais il y a l’art et la manière, et il semble que si ça tourne dans le mauvais sens, ça s’ap­pelle un cercle vicieux. Les savants appellent ça une boucle de rétroaction positive, c’est quand un phénomène en renforce un autre, quand il en rajoute, quoi ! même si le résultat s’avère plutôt négatif. Ecoutez plutôt. Une augmentation de la tempéra­ture de 1°C entraine 7% de plus d’évaporation. Ffuut !! partie l’eau pour nous tous !

Ces 7% participent à leur tour à réchauffer l’atmosphère. Beaucoup de vapeur, grosses masses d’air qui passent du chaud au froid, donc gros nuages bien lourds que les courants ascendants ne peuvent plus porter. Poc ! Poc ! Trop distendues, voilà les bretelles du ciel qui sautent ! Ploc ! Ploc ! fait alors la pluie. Plouf ! Plouf ! font ceux d’en bas, neen jeter plus ! Et plus loin, rien, on lèche les pierres …

C’est parfois une catastrophe pour nous, mais la Terre cherche juste à contre-balancer les méfaits de ces excès pour maintenir un équilibre global. Y devraient pas se plaindre, les Humains, mais faire amende honorable à l’eau !

– Je m’y entends pour ma part en terrassement, enchaîne le Blaireau, Tout se passe dans les deux premiers mètres du sol avec l’eau de surface.

Infiltration, répartition, ruissellement, sont les maîtres-mots, je vous le dis ! Les zones humides qui servent d’éponge, l’humus de la terre, la présence de végétation entre­tiennent ce système qui roule tout seul normalement. Mais l’Humain, croyez-vous qu’il s’en préoccupe ?

– Et bien moi, rétorque la Martre forestière, ce sont les arbres qui m’enseignent. Et vous savez quoi ? Ils sont capables de provoquer la pluie, m’a dit un gros frêne. Il me racontait qu’en Amazonie – car ils causent entre eux, les arbres et le vent porte loin leurs paroles – la forêt déclenche la pluie deux mois avant que les courants marins n’amènent la saison humide. « Fait soif !», dit la forêt. Qu’à cela ne tienne ! Les arbres, ils poussent haut c’est pas pour rien, ils en profitent pour observer et s’inspirer de ce qui se passe dans le ciel avec la condensation et tout. Du coup ils libèrent à leur tour dans l’atmosphère des molécules, particules mi­nuscules mais pas ridicules, puisque l’eau en vapeur sy accroche, se condense et le phéno­mène s’enclenche. Bingo ! Ça marche, bientôt il pleuvra ! Même qu’une scientifique a admis que « les arbres sont capteurs et générateurs de pluie, plus forts que n’importe quelle techno­logie3

– Je suis le Milan royal. Vous savez que je suis un voyageur, j’aime à voir le pays d’en haut et tâter du poisson à l’occasion. Eh bien je peux vous dire que le Rhône, par exemple, qui était très poissonneux et qui gardait ses eaux bien fraîches grâce à son passage dans les Alpes, s’est réchauffé avec ces centrales qu’il refroidit. Il n’a pas le choix, on lui emprunte son eau et on lui en rend la plus grande partie, mais tiède.

Et chacun y va de ses récoltes d’informations…

– Sont quand même pas très futés, les Humains ! Lance le Renard

– Sont bêtes ou côa ? S’interroge la Grenouille,

– Ccrôa, ccrôa ce que tu veux, lui répond le Corbeau.»

C’est un grand sage celui-là , qui ne craint pas d’explorer la face sombre des choses pour mieux en discerner les germes de la clarté. Il a de l’humour aussi et tient à le montrer en fai­sant une jolie pirouette en vol avant de poursuivre :

Il n’est pas bête, puisqu’il est humain. Il se croit juste un peu trop malin et ce, depuis un moment déjà. Il croit avoir tout inven­té, il croit que c’est ainsi qu’il crée et donc qu’il peut tout faire. En vrai, il découvre seulement comment marche ce monde. il joue avec les lois qui régissent la Vie . Il se conduit comme un être immature qui se retrouve avec plein de possibilités à portée de main. Il explore d’abord, puis exploite à son profit sans plus se soucier du reste, ni de la Terre, ni des autres Êtres qui y vivent, ni même de ses congénères moins chanceux.

C’est un étourdi, un oublieux des bonnes manières. Il remplace ses aptitudes naturelles par un tas de machins qui le rendent de plus en plus démuni. Il ne s’en rend pas compte parce qu’il a mis sa foi dans le dieu « argent » sensé lui apporter tout le matériel et le pouvoir dont il rêve.

Puis… après un long silence… où le temps semble s’être ralenti… la Tortue acquiesce de la tête et conclut  :

– L’humain a du génie, il faut le reconnaître. Finalement , il n’a qu’une question à se poser, une seule mais fondamentale : à quoi décide-t-il de l’utiliser ? Cela relève de son libre-arbitre et de sa respon­sabilité. Il crée, c’est pourtant vrai, mais pas comme il le croit, il crée sa vie en fonction de ses choix ».

1 Pour info : Les muscles lisses (muscles de nos organes qui travaillent en dehors de notre volonté) en contiennent 75%, le cerveau 76%, les poumons 78%, les os 22,5%, le sang 79%, les tissus adipeux (réserves de graisse) 10%.

2 Ces poussières (particules arrachées à la terre, poussières de volcans, pollens…) sont des noyaux de condensation, ou de congélation à partir de 0°C. Outre la baisse de la température en altitude, noyaux hautement facilitateurs pour le déclenchement de la formation des gouttes d’eau ou des cristaux de neige.

3 Charlène Descollonges – ingénieur hydrologue. Son livre : L’EAU , collection Fake or not ? 2023

                                                                                                                            ***

ARBRES EN BOCAGE – I

Puissent son feuillage délicat en avril, ses chatons rosés ou ses discrètes fleurs,

Puissent son ombrage affirmé en été,

ses dernières flammes éclatantes en octobre,

C‘est bien en hiver que l’arbre se révèle.

Une fois son dernier vêtement effiloché par les vents de novembre,

sa silhouette, à nulle autre pareille, est mise à nu,

dévoilant les traces de la vie, de sa vie d’arbre.

Celui-là est plein de cicatrices.

Comptant sur sa vitalité, le paysan l’a taillé et retaillé.

L‘arbre ne l’a pas démenti, autant de fois il a refait ses branches et est encore vaillant.

Un chevreuil, peut-être, avait goûté cet autre en son jeune âge. Il est fourchu mais plein de charme.

Oh ! Sont-ils dressés et droits et hauts, les hêtres de ce massif ! Bien motivant est le jeu de la course à la lumière !

Ces deux ont grandi ensemble, leurs troncs sont accotés et leurs branches développées vers l’extérieur. Leur force et leur beauté, c’est ensemble qu’ils l’obtiennent. Ils ont dû s’en­tendre, enlacer leurs racines. Si d’aventure l’un des deux se retrouvait seul, je l’imaginerais triste et dé­muni, comme un vieux couple heureux, quand l’un part et l’autre reste…

En voilà qui, pour se faufiler avaient initié une danse du ventre en leur jeunesse. C’était autre­fois et le temps a figé leur tige dans une même cambrure.

Et toi ! Tu es à terre, mais tes racines n’ont pas renoncé. De ton horizontalité s’élance vers le ciel une colonie de jeunes arbres vigoureux.

Tu n’es pas comme nous, l’Arbre, quelques branches en moins ne t’inquiètent pas. Mais les mêmes minéraux nous construisent, les mêmes atomes nous traversent le temps d’une vie.

Tu le sais bien, toi aussi, que nous sommes faits du même bois !

ARBRES EN BOCAGE – II

Comment ne pas reconnaître les grands « bocagers », qu’ils vivent dans la haie ou au milieu de la prai­rie ?

Ils présentent tous la même coupe au bas de leur feuillage. Est-ce donc une mode ? Que nenni ! La coiffeuse, on ne s’y attendrait pas, n’est autre que la vache, cette « brouteuse » à cornes. Que je te coupe, que je te croque à hauteur de mâchoire… d’abord je me délecte, puis je m’abrite, autant de la pluie que du soleil, puis je me gratte au tronc. Comble de bonheur, je me couche au frais avec mes copines, pour ruminer. Le bonheur est sous l’arbre du pré, c’est l’alpha et l’oméga de ma philosophie , se plaît-elle à penser, les yeux mi-clos, ben aise.

Et puis… voici l’Ancêtre, le Vénérable, porteur de vie à tous les étages, qui regarde le monde depuis si longtemps !

Dans ses creux s’abrite la sittelle,

s’y est endormi le lérot depuis l’automne.

Sur ses fourches tout là-haut, la buse surveille son territoire.

Sur son tronc court l’écureuil agile, pressé de retrouver ses noisettes cachées. C’est l’hiver, sus aux réserves !

Le papillon sphinx a confié l’espoir de sa descendance aux plis de son écorce, avant de déposer les armes dès les premiers frimas.

Le cynips, une petite mouche, avait piqué une tendre tigelle en été pour y déposer son œuf. L’arbre en réaction a fabriqué une galle, qui servira de berceau au jeune moucheron.

Le geai qui se cache dans le feuillage voit tout, comme la commère derrière son rideau de cui­sine.

Les mésanges pépient, tête en bas, gobant un perce-oreille endormi par-ci, un vers par-là, puis reprennent leur course joyeuse vers un autre géant.

Le pic épeiche s’en mêle, avec son bec-tambour. Point de branche morte sans mangeurs de bois, et il adore les mangeurs de bois, le pic épeiche…

Et moi, candide bougresse, je me suis assoupie sous son ombrage. J’ai rêvé, mais allez savoir… que l’Arbre chuchotait à mon oreille.

Il me priait de parler de lui, pour qu’il redevienne aimé des hommes.

***

                                                                   DISSEMINATION DES GRAINES ou Comment voyager quand on n’a pas de jambes ?

Nous croyons souvent que les plantes sont condamnées à rester toujours au même endroit et que leurs enfants sont tenus de rester autour des plantes-parents. Certains s’en trouvent bien, il est vrai.

Mais c’est trop demander à celles qui ne rêvent que d’aventures. Et comment donc recou­vrir notre Terre fertile qui n’aime guère se retrouver à nu ? Comment l’habiller de jolis tapis verts, d’arbres et de fleurs, s’il n’est pas possible de se transplanter ici et là ?

La nature étant ingénieuse, toutes sortes de stratégies ont été déployées au fil du temps par les graines pour atteindre les lieux propices à leur germination, et à l’épanouisse­ment de la plante qu’elles portent en elles. Ou par goût de la découverte, allez savoir…

Certaines se sont munies d’hélices pour profiter du vent, comme les érables. Elles ne vont pas bien loin mais elles sont tout de même portées à quelques mètres et davantage sous les bourrasques. Quelle rigolade alors de valser, valser à s’en faire tourner la tête !

Celles-là ont trouvé l’astuce de se faire porter. Grâce à leurs nombreux crochets, comme chez la Benoîte ou la Bardane, elles s’agrippent au premier animal qui les frôle et les voilà parties au rythme de leur monture, lent ou effréné. Quand l’animal se gratte, se frotte contre un tronc ou si les crochets se détachent, la graine tombe à terre, ainsi le sort a-t-il décidé de son nouveau domicile. Si le lieu lui convient, elle y fera sa vie, sinon, si elle a l’occasion de s’accrocher à nouveau à un ventre poilu qui se sera couché là, elle retentera sa chance. Si elle n’a pas cette opportunité, elle participera à la levée d’autres graines : en se décomposant elle redonnera son énergie à la terre, ou nourrira quelque pinson. Rien ne se perd dans la grande chaîne de la vie.

D’autres encore utilisent la voie des eaux, comme la noix de coco qui est capable de tra­verser les océans pour migrer et former de nouvelles colonies aux confins de l’horizon.

Plus près de nous, avec élégance, tout en légèreté, les enfants des pissenlits se sont agré­mentés d’un joli parachute soyeux pour prolonger la ba­lade sous la brise. Qu’une fraîche taupinière accueille l’atterrissage tout en douceur de l’un deux et le voici piquant son nez en terre, prêt à ger­mer. Bientôt, il s’étalera en une rosette de feuilles en dents de lion pas si effrayantes que cela, avant de parer la prairie de lumineuses fleurs jaunes, comme au­tant de clins d’œil engageants pour les abeilles. Car tout en butinant assidû­ment, celles-ci sont de véritables en­tremetteuses. Conscientes ou non de leur rôle, ce sont elles qui permettent les rencontres fécondes au cœur des fleurs, et l’amorce d’un cycle nouveau.

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